Fin 2002, huit moines s'installent dans un lieu dit “Lagarde”...

Novembre 2002 - Les premiers pas d'une jeune communauté.

Le 21 novembre 2002, en la fête de la Présentation de la Très Sainte Vierge, ayant quitté leur maison mère, l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux (Vaucluse), sous un ciel pluvieux, un essaim de huit moines arrivait au lieu-dit “Lagarde”, sur la commune de Saint-Pierre-de-Clairac, accueilli par un rayon de soleil prometteur.

Le T.R.P. Dom Gérard, fondateur et premier abbé de Sainte-Madeleine, faisait partie du voyage pour guider les tout premiers pas de la jeune communauté composée de quatre Pères et de quatre Frères, et ayant à sa tête comme prieur le R.P. Louis-Marie.

Depuis quelques mois déjà, des moines se relayaient afin d’aménager les bâtiments subsistants (autrefois un avant-poste fortifié dépendant de la ville fortifiée de Puymirol) en une petite fondation bénédictine. Quelques jours après, Monseigneur Descubes, évêque d’Agen, qui avait agréé en juillet 2001 notre désir de nous installer dans son diocèse, nous rendait une première visite paternelle et amicale. Il sera de nouveau avec nous, très officiellement, le 8 décembre, pour fêter la patronne de ce monastère, la Très Sainte Vierge Marie, sous son titre d’Immaculée Conception. Amis et voisins furent conviés à cette journée historique.

2003 - Une année consacrée aux premiers aménagements et au travail.

La première année verra l’achèvement de l’aménagement du corps de logis, la mise en place de la fabrication de sandales en cuir, la naissance d’un atelier d’apiculture, et surtout la création d’un verger de près de 400 noyers avec tout son système d’irrigation et, bien sûr, le creusement d’un lac collinaire, pour recueillir les eaux de ruissellement. Nous avons aussi ouvert un atelier d’art chrétien : croix de style roman, statues de sainte Agnès, de saint Joseph et de Jean-Paul II, médailles de saint Pierre et des bienheureux époux Martin. Bref, la main du moine sculpteur est toujours à la recherche de ce beau qui conduit aux réalités invisibles.

Notre T.R.P. Abbé Dom Gérard, ayant constaté que la fondation avait pris son rythme de croisière, se démet de sa charge abbatiale en novembre 2003. La communauté élit d’un commun accord comme successeur le R.P. Louis-Marie. Devenant abbé de Sainte-Madeleine du Barroux, il nomme à sa place comme prieur le R.P. Marc. Sous sa direction, le petit monastère continue de croître.

2004 à 2006 - Construction et inauguration d’une plus grande Chapelle pour mieux accueillir les fidèles.

Notre chapelle étant trop petite pour les fidèles qui viennent participer à nos offices et à nos messes, nous commençons à transformer une ancienne bergerie en chapelle afin d’accueillir une bonne centaine de personnes et une vingtaine de moines. Si nous essayons de réaliser le plus de travaux par nous-mêmes, nous y associons également divers artisans locaux. Le style de cette chapelle et les matériaux se veulent en harmonie avec notre terroir d’accueil : clocher-mur, utilisation de la pierre de Puymirol et de tommettes agenaises. Cette chapelle est dédiée à sainte Foy, martyre locale morte en 303. Une sculpture la représentant surplombe la porte du porche d’entrée.

Le 20 mai 2006, notre nouvel évêque, Monseigneur Herbreteau, procède à la bénédiction de cette chapelle et à la consécration de l’autel, dans lequel sont insérées des reliques de sainte Foy (don du diocèse) et de sainte Maria Goretti. “Pour le diocèse où naît une telle communauté de silence et de prière, c’est une grande grâce. Car, dans la prière, les frères sont toujours en communion avec le diocèse et prient pour lui. Avec l’aide des frères, puissions-nous entrevoir que nous sommes tous appelés à la contemplation de Dieu” dira Monseigneur à cette occasion. Des élus locaux, de nombreux fidèles et amis, et des membres du clergé diocésain avaient tenu à nous entourer à cette occasion.

2005 à 2008 - La communauté s'agrandit.

La communauté continue de croître, par l’accueil soit de moines de notre maison mère, soit de candidats à la vie monastique. En septembre 2005, deux jeunes sont entrés au noviciat de notre abbaye provençale, en vue de rejoindre La Garde à l’issue de leur première année de formation. En août 2008, ils ont prononcé leurs premiers vœux, avant de poursuivre leur formation philosophique et théologique à La Garde. La communauté compte actuellement 13 moines, dont 5 prêtres.

Au cours de toutes ces années, nous avons eu la joie d’accueillir en nos murs de nombreux prêtres diocésains, des pères abbés bénédictins, la communauté olivétaine de Maylis avec son abbé, les membres du Foyer de charité situé près d’Agen, des troupes scoutes de Bordeaux, Montauban, de la Région parisienne ou du Lot-et-Garonne. Chaque année, nous tenons à participer à divers événements ecclésiaux diocésains. Parmi ceux-ci, mentionnons la création d’une nouveau grand regroupement paroissial, sur lequel est implanté La Garde, et qui fut placé sous le patronage du patriarche des moines d’Occident – “Paroisse Saint-Benoît en pays de Serres” – en signe d’amitié et de communion avec notre petit monastère.

Nous nous réjouissons également d’entretenir d’excellents rapports avec le maire et les habitants de Saint-Pierre-de-Clairac et des communes environnantes. Notre situation à La Garde nous a permis quelques sorties culturelles ou des pèlerinages à Lourdes, Rocamadour, ou dans les sanctuaires locaux de Bon-Encontre et N.-D. de Peyragude.

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